Vous aimez peut-etre considérer la part du hasard et de la nécessité dans le déroulement d'une vie, de votre vie. Pourquoi a-t-elle pris telle tournure, sous l'effet de quel évenement ? Quelle rencontres l'ont marquée en profondeur ? N'aurait-elle pas pu être, à condition de légers changements, toute différente ?
Toute existence, me semble-t-il, dessine une trajectoire, mais de cette trajectoire nous ne sommes pas le point d'origine. Chacun de nous a reçu une impulsion dans son enfance, dès sa naissance, et notre destin prend forme à partir de ce mouvement premier. Le plus souvent, ce mouvement qui nous précède, nous porte et nous survit, nous ne l'infléchissons guère, nous l'approfondissons, l'accélérons ou le freinons selon notre disposition et ses circonstances, mais son orientation reste la même. Seuls des évenements d'une grande puissance peuvent briser cette ligne et nous contraindre à nous en aller dans une autre direction. Cette fracture, avec tout les dangers qu'elle comprend, et cette nouvelle impulsion, avec toute les promesses qu'elle contient, ne sont pas le fait d'un choix. Elles surgissent sous la forme d'évènements que l'individu doit afronter sans qu'il l'ait voulu. A l'origine de toute démarche philosophique, on trouve une telle fracture et une telle impulsion. On ne choisit pas de devenir philosophe.
Dans l'attente de prolonger ce "skyblog" et tandis que le beau temps m'invite à une heureuse promenade, je vous envoie, cher ami, mes salutations respectueuses.
Zazou
Toute existence, me semble-t-il, dessine une trajectoire, mais de cette trajectoire nous ne sommes pas le point d'origine. Chacun de nous a reçu une impulsion dans son enfance, dès sa naissance, et notre destin prend forme à partir de ce mouvement premier. Le plus souvent, ce mouvement qui nous précède, nous porte et nous survit, nous ne l'infléchissons guère, nous l'approfondissons, l'accélérons ou le freinons selon notre disposition et ses circonstances, mais son orientation reste la même. Seuls des évenements d'une grande puissance peuvent briser cette ligne et nous contraindre à nous en aller dans une autre direction. Cette fracture, avec tout les dangers qu'elle comprend, et cette nouvelle impulsion, avec toute les promesses qu'elle contient, ne sont pas le fait d'un choix. Elles surgissent sous la forme d'évènements que l'individu doit afronter sans qu'il l'ait voulu. A l'origine de toute démarche philosophique, on trouve une telle fracture et une telle impulsion. On ne choisit pas de devenir philosophe.
Dans l'attente de prolonger ce "skyblog" et tandis que le beau temps m'invite à une heureuse promenade, je vous envoie, cher ami, mes salutations respectueuses.
Zazou
