De quoi dépend notre destin ?

De quoi dépend notre destin ?
Vous aimez peut-etre considérer la part du hasard et de la nécessité dans le déroulement d'une vie, de votre vie. Pourquoi a-t-elle pris telle tournure, sous l'effet de quel évenement ? Quelle rencontres l'ont marquée en profondeur ? N'aurait-elle pas pu être, à condition de légers changements, toute différente ?

Toute existence, me semble-t-il, dessine une trajectoire, mais de cette trajectoire nous ne sommes pas le point d'origine. Chacun de nous a reçu une impulsion dans son enfance, dès sa naissance, et notre destin prend forme à partir de ce mouvement premier. Le plus souvent, ce mouvement qui nous précède, nous porte et nous survit, nous ne l'infléchissons guère, nous l'approfondissons, l'accélérons ou le freinons selon notre disposition et ses circonstances, mais son orientation reste la même. Seuls des évenements d'une grande puissance peuvent briser cette ligne et nous contraindre à nous en aller dans une autre direction. Cette fracture, avec tout les dangers qu'elle comprend, et cette nouvelle impulsion, avec toute les promesses qu'elle contient, ne sont pas le fait d'un choix. Elles surgissent sous la forme d'évènements que l'individu doit afronter sans qu'il l'ait voulu. A l'origine de toute démarche philosophique, on trouve une telle fracture et une telle impulsion. On ne choisit pas de devenir philosophe.

Dans l'attente de prolonger ce "skyblog" et tandis que le beau temps m'invite à une heureuse promenade, je vous envoie, cher ami, mes salutations respectueuses.

Zazou

# Posté le samedi 01 juillet 2006 10:30

Petite philosophie de la passion amoureuse

Petite philosophie de la passion amoureuse
Les Grecs possédent plusieurs mots pour dire l'amour et le genre de relation qu'il instaure entre les êtres. Celui qui convient ici est le mot "éros". Il désigne l'attrait irrésistible qu'un être exerce sur un autre, il nomme la passion dévorante. La philosophie est une affaire amoureuse. On fait de la philosophie parce qu'on est amoureux. Elle répond à un désir dont la force et l'intensité le rendent impérieux. La vie tout entière se réoriente par ce désir. Il faut s'imaginer que celui qui est possédé par la philosphie est semblable a l'amant obsédé par l'image de l'aimée et avide seulement du moment où il pourra être avec elle. Il est traversé des memes tourments, de la meme rage, du meme trouble, des memes attentes, des memes déceptions, du meme elan. Sans amour, pas de philosophie.

Mais en philosophie, l'amour se porte sur quoi, il s'attache a quelle réalité ? N'est-ce pas un amour abstrait, un amour qui prend l'ombre pour la chose ? il me semble qu'en philosophie on se prend d'amour pour la vérité et pour l'absolu. On cherche quelque chose qui ait gout d'éternité.

L'amour nait d'une rencontre. Pour chacun qui, avec son mérite propre, s'applique a la philosophie, une telle rencontre s'est produite.

Bien sur, parler d'amour est difficile. Nous sommes muet souvent ou embarassé quand nous voulons dire l'amour que nous éprouvons. Les mots sont a la peine. Ils ne sont pas a la hauteur de ce qui se produit en nous et nous renverse, comme si un ecart irréductible séparait tout discours de la vérité de cette experience si profonde.

Il est difficile, nous le savons bien, de dire cet écart ou de l'habiter. Nous préférons l'ignorer, mais cela nous condamne au commun, a l'attendu et a la parole creuse. Nous sentons ce vide et nous voulons plus que tout le remplir, car il nous fait souffrir. Nous croyons que la vocation du vide est d'etre rempli.

Et vous, cher ami, echapper-vous a cette dictature du plein, de l'abondant, du sans reste, ou bien savez-vous faire place au vide, au manque et au reste ? N'est-ce pas la condition meme du désir ?.......


Ce qui montre a la raison qui cherche se cache souvent a la raison qui sait. Zazou

# Posté le jeudi 03 août 2006 13:25

Saint-Valentin

Saint-Valentin
La plupart des rites qui étaient associés à la Saint-Valentin sont maintenant disparus. Autrefois, les amoureux devaient fabriquer eux-mêmes leur carte et composer leur déclaration d'amour. Tout cela se faisait dans l'anonymat... Au Moyen Âge, on appelait "valentin" le cavalier que chaque fille choisissait pour l'accompagner lors de sorties. Le cavalier devait faire un cadeau à la fille. C'est aussi le 14 février que les jeunes filles essayaient de deviner comment serait leur futur mari. Pour cela, elles regardaient les oiseaux: si elles voyaient un rouge-gorge, elles se marieraient avec un marin, un moineau signifiait un mariage heureux, mais avec un homme peu fortuné, tandis qu'un chardonneret indiquait un mariage avec un homme riche.
En ce qui concerne l'identité de saint Valentin, les historiens ne sont pas en accord. Au total, sept saints chrétiens prénommés Valentin sont fêtés le 14 février!
La plupart des historiens croient que la Saint-Valentin est associée aux Lupercales romaines. Les lupercales étaient des fêtes annuelles célébrées le 15 février en l'honneur de Lupercus, le dieu des troupeaux et des bergers. Ces fêtes marquaient le jour du printemps, dans l'ancienne Rome.
Pour cette occasion, on organisait une sorte de loterie de l'amour. Cela consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits, de façon à former des couples qui sortiraient ensemble tout le reste de l'année !
De nos jours, un amoureux se doit d'offrir un petit mot doux, des fleurs ou du chocolat à sa préférée, lors de la Saint-Valentin...

Il faut avoir aimé souvent pour comprendre qu'on aime qu'une fois.
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# Posté le jeudi 08 février 2007 15:30